Le vernissage a eu lieu le lundi 3 août, en formule cinq à sept, au Café de la Grave. Fred y est invité tous les deux ans, et il ne s'en cache pas : c'est le rendez-vous qui compte. La salle tenait du rassemblement familial — les siens étaient là, et les fidèles avec eux.
L'île d'Entrée est difficile d'accès et pourtant visible de presque partout. C'est ce paradoxe qui tient l'exposition ensemble : on la regarde tous les jours sans y aller. Elle ferme l'horizon de Havre-Aubert, de Cap-aux-Meules, de la Grave ; on finit par ne plus la voir à force de l'avoir devant soi.
Fred en a fait le sujet d'une année entière. 21 toiles, de mars à août, et la même ligne d'eau reprise saison après saison — peinte comme on revient à une phrase qu'on n'arrive pas à finir. Ce n'est pas une série de paysages : c'est un seul regard tenu douze mois.